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[ Sources : Compte Facebook et Twitter de Philippe Gosselin ]

: Un projet accepté est un projet partagé. Le tout répressif ne peut être LA solution. Avec une trentaine de collègues je viens de déposer une proposition de résolution pour organiser des Etats généraux de la Sécurité routière. Il y a urgence !

 

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 ASSEMBLEE NATIONALE - Proposition de résolution :

 

Invitant le Gouvernement à organiser des Etas Généraux à la Sécurité routière.

Présenté par Philippe GOSSELIN

 

ESPOSES DES MOTIFS

 

Mesdames, Messieurs,

 

La sécurité sur les routes est une attente forte de nos concitoyens : elle doit se traduire à la fois par de la prévention routière et de la répression.

 

Elle doit se traduire aussi par des investissements sur l'ensemble du réseau : routes nationales, départementales, communales, sans oublier les autoroutes, pour limiter le plus possible les éléements accidentogènes.

 

Les avancées réalisées par les constructeurs pour sécuriser les véhicules ces dernières années, l'accent mis pour sensibiliser le comportement des usagers au quotidien sont aussi importantes.

 

La répression passe par un contôle renforcé, certes, de la vitesse et des sanctions appropriées.Mais elle doit viser aussi la consomation de stupéfiants, qui augmente beaucoup, et l'alcool bien sûr.

 

L'éduction de la sécurité routière est, par ailleurs, un ensemble à renforcer, pour les véhicules à "quatres roues" comme pour les "deux roues".

 

A la veille de l'annonce gouvernementales qui sont faites ce début Janvier, force est de constater que les français sont de plus en plus dubitatifs quant aux choix gouvernementaux en matière de lutte contre l'insécurité routière.

 

Il sera question, notamment, de limiter la vitesse à 80 km/h en lieu et place des 90 Km/h sur la quasi-totalité des routes françaises. Une fois encore ce sont les départements ruraux qui feront le plus les frais de cette limitation, car les plus nombreux  à ne pas avoir un réseau dense de routes nationales aménagées. Cela pénalisera aussi les petits transporteurs comme les particuliers.

 

Une expérimentation de cette limitation à 80 Km/h a eu lieu ces derniers temps. Mais il impossible d'en otenir les conclusions. Le Ministre des relations avec le Parlement, Monsieur Christopher CATANER, dans une question au Gourvernement posée le 20 décembre dernier, par Madame Barbara BESSOT-BALLO, député LREM de la Haute-Saône, n'a pas répondu aux demandes d'explicaiton et a même renvoyé cette député à son ban.

 

Le Premier Ministre lui même s'est déclaré favorable à la mesure "à titre personnel", sans donner davantage les conclusions de cette expérimentaion.

 

De 18 000 morts pas années en 1972, avec la moitié moins de véhicules en circulation, nous sommes passée à 8000 en 2000, pour se stabiliser aux environs de 3500 aujourd'hui. Nous ne pouvons que nous réjouir de tels chiffres qui sont autant de familles épargnées.

 

Mais pour qu'une politique soit aceptée, encore faut-il qu'elle soit partagée.

 

Or, encore une fois, nos concitoyens doutent de plus en plus de la bonne volonté du Gouvernement et s'interrogent sur le "tout radar", le tout répressif. Ils y voient aussi parfois, une forme de rejet politique, au nom de l'environnement, de l'automobile comme des motos et finalement de tous les véhicules thermiques. Tout cela n'a pas de lien direct avec la Sécurité routière.

 

Dans ce contexte, il semblerait très opportun d'inviter de Gouvernementà organiser un débat national et citoyen, associant notamment les associations représentatives sur la Sécurité routière, sur les mesures prises et à prendre, qui mêle évaluations, expérimentations, coûts, résultats, etc. dans ce domaine.

 

Ce débat prendrait la forme d'Etats généraux de la Sécurité routière.

 


 

Nous vous demandons , Madame, Monsieur le Député, de bien vouloir adopter la proposition de résilution suivante :

 

PROPOSITION DE RESOLUTION

Article unique

 

L'Assemblée nationale,

 

Vu l'article 34-1 de la Construction,

 

Vu l'article 136 du Règlement de l'Assemblée nationale,

 

Invite le Gouvernement à

 

  • - organiser des Etats généraux de la Sécurité routière

 

 Ce débat associera, notamment, les citoyens, les associations représentatives des usagers de la route (automobilistes, motards, transporteurs, les constructeurs, les associations oeuvrant à la sécurité et à la prévention routière, associations de victimes ...) afin d'évaluer les politiques menées depuis les années 1970 en France et chez nos principaux voisins étrangers, les résultats, afin aussi de fixer les objectifs et les grands axes de la future politique en matière de sécurité routière.