rubon12 99180 adhesions v2

facebook1234Forum sur le groupe FFMC50

twitter1234Fil d'actualité sur @ffmc50

 

[ Source : actu.fr ]

Les Conseils départementaux du Calvados, de la Manche et de l'Orne ont tranché : la limitation à 80km/h, c'est non. Des députés de Normandie demandent plus de souplesse.

 

limitation vitesse elus normandie gouvernement 854x569PDFVersion PDF de la "Lettre ouverte des Présidents de Départements"

 Entre février et mars 2018, députés et présidents de Départements normands sont montés au créneau pour s’opposer à l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Les présidents du Calvados, de la Manche et de l’Orne ont cosigné une lettre ouverte datée du 2 mars 2018. Au total, ce ne sont pas moins de 28 Départements français (sur 96 départements en France métropolitaine) qui demandent au gouvernement de renoncer.

Cinquante-quatre députés, dont plusieurs de Normandie, s’opposent également à cette nouvelle réglementation.

 

Un changement pour le 1er juillet
Si ce projet, annoncé en janvier par Édouard Philippe, est confirmé, la vitesse passerait de 90 à 80km/h sur pas moins de 400 000 kilomètres de routes secondaires à compter du 1er juillet 2018.

 

LIRE AUSSI : Limitation de la vitesse à 80 km/h : la Moselle et la Meuse demandent au gouvernement de renoncer

 

« Contester la généralisation de cette mesure »

Depuis que le gouvernement a décidé de limiter la vitesse maximum autorisée des véhicules à 80 km/h, au lieu de 90, sur toutes les routes secondaires, des voix ne cessent de s’élever. Nous sommes 28 présidents de Département à avoir co-signé une lettre qui a été adressée au Premier ministre pour contester la généralisation de cette mesure et lui demander d’y renoncer, rapporte Christophe de Balorre, président du Conseil départemental de l’Orne.

Sans s’étaler sur le sujet, les Départements de la Manche et du Calvados affirment également leur opposition à cette mesure gouvernementale.

LIRE AUSSI : Vitesse à 80 km/h : la Manche signataire d’une lettre ouverte au gouvernement

Pour une décision « au cas par cas »

Sans prendre fermement position, Christophe Bouillon, député de Seine-Maritime, demande au Premier ministre de laisser les collectivités décider. Le député de la 5e circonscription ne s’oppose pas à la limitation des 80 km/h au lieu des 90 actuels. Il propose en effet au gouvernement de décider « au cas par cas ».

Je souhaite attirer votre attention sur les compétences techniques et les connaissances empiriques dont sont dotés les services des collectivités territoriales. Ces acteurs seront les plus à même d’isoler les axes à risque sur lesquels il est indispensable de limiter la vitesse.

LIRE AUSSI : INFOGRAPHIE. En Normandie, 188 personnes ont perdu la vie sur la route en 2017

 

Des propos qui font écho à ceux de Christophe de Balorre, président du Conseil départemental de l’Orne. Pour ce dernier, « les habitants des territoires ruraux, déjà à la peine à bien d’autres égards, sont directement impactés par cette décision, la voiture étant leur seul moyen de transport de proximité. »

Le président du Conseil ornais affirme être « conscient de la nécessité de redoubler d’efforts pour limiter le nombre de tués sur nos routes. C’est la raison pour laquelle nous proposons une limitation à 80 km/h au cas par cas. »

LIRE AUSSI : Limitation de la vitesse à 80 km/h. Les motards se mobilisent à Rouen et dans d’autres villes de Normandie

 

Un projet de loi pour sortir de la confrontation

Dans la même logique, le 21 février 2018, Jérôme Nury, député LR de l’Orne, ainsi que 53 députés co-signataires, dont Sébastien Jumel (PCF) de Seine-Maritime, ont déposé une proposition de loi à l’Assemblée national visant à donner aux maires et Conseils départementaux les pleins pouvoirs d’adapter à la hausse les limitations de vitesse imposées par ce décret ministériel.

LIRE AUSSI : Un député de l’Orne propose de faire remonter certaines routes à 90 km/h

Ma proposition consiste à leur donner [aux maires] la capacité de fixer des limitations de vitesse supérieures à celles autorisées par le code de la route, dans la limite de 10 km/h supplémentaires.

Reste désormais à voir si le Premier ministre restera sourd au cri d’alerte des élus normands et d’ailleurs.